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START Aime : L’hypnose comme outil thérapeutique du bien-être en entreprise.


Comment définir le bien-être au travail ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit, de manière officielle, le bien-être au travail comme « un état d’esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu de travail ».

Ainsi, au-delà de la rémunération, la qualité de vie au travail a un impact direct sur la motivation des salariés d’une entreprise, et donc sur leur productivité.

D’abord, définissons le mal-être afin de mieux l’identifier.

Celui-ci peut s’apparenter à deux cas de figures. Premièrement, il peut s’agir d’une situation dans laquelle des personnes manifestent un désintérêt pour les fonctions qui leur sont attribuées. Deuxièmement, il peut s’agir d’une souffrance au travail due à un épuisement professionnel (appelé également « stress chronique »). C’est ce cas qui m’intéresse tout particulièrement, et je souhaite y apporter mes compétences.


Le terme de « souffrance au travail » est employé lorsqu’il s’agit de décrire une incapacité à gérer la pression liée au travail.

Selon l’OMS, les effets du stress chronique sur la santé mentale des travailleurs résulteraient, en grande partie, des transformations rapides opérées dans le monde du travail (globalisation des marchés, compétitivité, développement des technologies de l’information, gestion du changement, précarité de l’emploi…).


Les conséquences d’un tel état sont l’absence de motivation, le désengagement, voire un

« turnover » important dans l’entreprise. Ce qui, à terme, peut affecter la performance et la productivité de l’entreprise. Par ailleurs, dans notre société occidentale axée autour de la performance, il est difficile, voire culpabilisant, d’accepter et de verbaliser son mal-être vécu au sein de l’entreprise.


Mon objectif, en tant que psychologue, est d’identifier ces problématiques par une démarche individuelle ou groupale.

En 2009, les risques psychosociaux (RPS) sont devenus un enjeu de santé publique. S’est alors imposée la question de la santé psychologique au travail dans le débat public et au sein des entreprises. Violences, conflits, suicides, « burn-out », stress, épuisement professionnel… sont entrés dans le langage commun et sensibilisent, aujourd’hui, le monde du travail.


L’INSERM[1] définit les RPS comme « la combinaison d’un grand nombre de variables, à l’intersection des dimensions individuelles, collectives et organisationnelles de l’activité professionnelle ».


Les risques psychosociaux se définissent comme des risques professionnels qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés. Ils peuvent prendre différentes formes : stress chronique (situation de stress à répétition), harcèlement moral, violences, épuisement professionnel, « burn-out », etc.

Ces risques peuvent entraîner des pathologies professionnelles telles que des dépressions, des maladies psychosomatiques, des problèmes de sommeil. Ils peuvent également favoriser les troubles musculo-squelettiques, les maladies cardio-vasculaires, des accidents du travail, etc.


Les risques psychosociaux cumulés, de surcroît, aux conditions de travail pénibles et au stress au travail, peuvent favoriser la consommation de substances psychoactives afin de

« tenir » physiquement et psychiquement.


En outre, la recherche de la performance, l’obligation de répondre aux exigences de productivité et/ou un climat de compétition entre les salariés peuvent pousser certains professionnels à se « doper » ou à tomber dans une addiction au travail (couramment appelée le « workaholisme »). Celle-ci peut être renforcée par l’utilisation d’outils numériques qui brouillent les frontières entre temps privé et temps professionnel. On parle alors de « blurring ».[2] Ainsi, les risques psychosociaux sont d’autant plus difficiles à aborder au sein d’une entreprise du fait de leur origine multifactorielle. Ces derniers se situent en effet à l’intersection des dimensions individuelles, collectives et organisationnelles, de l’activité professionnelle.


Le travail a des effets négatifs comme positifs sur la santé des travailleurs. Dès lors, la santé psychologique, et donc le bien-être des salariés, est progressivement devenue un enjeu fort pour les entreprises.

Ainsi, qu’est-ce que le bien-être au travail et comment y accéder ?

Le bien-être est au cœur de la santé. L’OMS définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». Ainsi, le bien-être psychologique consiste en un fonctionnement psychologique en accord avec sa propre nature, lié au fait de vivre en concordance avec soi-même et ses valeurs.

Dans cette perspective, le bien-être passe par la réalisation de soi, du moment où le sujet saisit les occasions de se développer et envisage la vie selon les défis qui se présentent à lui, tout en se sentant capable de les affronter. La psychologue américaine Carol Ryff a développé une théorie établissant six dimensions qui contribue au bien-être psychologique d’une personne, à son bonheur et à la plénitude personnelle (1998).

Selon elle, le bien-être psychologique est basé sur : l’acceptation de soi ; le développement personnel ; le sentiment de but et de sens à sa vie ; la maîtrise de soi ; l’autonomie ; enfin, les relations positives avec autrui. En définitive, un cadre professionnel harmonieux favorise ce bien-être psychologique.


Pour répondre à ces enjeux, l’hypnose se présente comme un outil thérapeutique adapté qui peut s’intégrer en milieu professionnel afin d’aider les travailleurs à gagner en sérénité et donc en efficacité.

L’hypnose : facteur de sérénité et de bien-être au travail

Après un parcours professionnel hospitalier de 27 ans comme psychologue clinicienne, je me suis intéressée à l’hypnose. Formée et certifiée à l’hypnose ericksonienne, je l’utilise comme outil thérapeutique complémentaire au même titre que d’autres approches auxquelles j’ai été formée.


L’hypnose permet de rentrer dans un état modifié de conscience et de vivre un voyage intérieur ressourçant.

Quelques exemples de thématiques abordées en entreprise :

  • Gestion du stress, gestion du changement

  • Prévention des risques psychosociaux

  • Accompagnement individuel

  • Gestion des addictions

  • Développement de la créativité

  • Amélioration de la concentration, de la confiance en soi….


Concrètement, comment ça se passe ?

Dans le monde professionnel, cette approche peut être déclinée sous plusieurs formes :

- le coaching individuel : un ou plusieurs objectifs à atteindre sont fixés sur un suivi de plusieurs semaines sous forme de séances. Cette démarche s’appuie sur des outils complémentaires, tels que la systémique et le PNL[3].

- l’approche collective (notamment sous forme de formation rapide à l’auto-hypnose) : À chaque session, une thématique différente est abordée.

- les consultations individuelles d’hypnose : il s’agit de séance où le salarié peut aborder n’importe quelle thématique qui lui pose problème.


L’hypnose en entreprise est donc enrichissante : elle s’utilise aussi bien pour atteindre un but professionnel précis que pour dépasser un blocage.

L’application la plus courante se fait autour de thématiques comme la confiance en soi ou la gestion du stress. L’accès à l’hypnose dans le monde professionnel se base toujours sur une démarche volontaire. Le salarié souhaitant résoudre une problématique peut s’assurer que les entretiens individuels resteront strictement confidentiels.


En approche individuelle, il s’agit d’une thérapie brève qui apporte des résultats en très peu de séances. Néanmoins, les sessions collectives avec l’auto-hypnose sont également intéressantes à développer. En effet, il s’agit d’une formation mêlant théorie et pratique, qui permet aux employés de devenir autonome dans leur démarche de bien-être. Ce type de formation est complémentaire avec les consultations individuelles ou le coaching.


La santé des collaborateurs présente un impact direct sur le bon fonctionnement d’une société. Pour enrayer les dangers du stress, de plus en plus de managers font confiance à l’hypnose pour instaurer de meilleures conditions de travail.

Cet outil psycho-émotionnel permet d’obtenir des résultats rapides et d’instaurer une ambiance agréable propice à la productivité, à la communication et au développement de chacun.


Toutefois, il est important de s’adresser à un professionnel, qui a suivi une formation sérieuse dans le domaine de l’hypnose. Pour ma part, en plus d’une formation dans le domaine, mon atout est aussi celui d’une longue expérience clinique en tant que psychologue en individuel et en animation de groupes (analyse de pratiques auprès de professionnels, thérapies familiales systémiques...).


Par Sylvie AUBERT


Psychologue Clinicienne

Praticienne en Hypnose Eriksonnienne

50 avenue de Boutigny

06530 Peymeinade

+33 7 86 46 10 85

[1] Institut national de la santé et de la recherche médicale [2] Source : Enquête BVA - MILDECA/SIG 2014, Note d'analyse OFDT, 2015 [3]Programmation neuro-linguistique


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